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La musique est-elle permise en islam?

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oum hamza
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MessageSujet: La musique est-elle permise en islam?   Dim 4 Fév - 16:24

La musique

'Omar Abu Ibrahim al-Franci



Les liens entre musique et personnalité n’ont pas besoin d’être démontrés, d'ailleurs, nombre de scientifiques musicologues se sont penchés sur la question. Les musiques rythmées aux paroles déchaînées rendent ceux qui les écoutent plus violents, celles qui sont plus langoureuses attisent le désir sexuel, certaines font l’apologie de la drogue, d'autres ne s'écoutent et ne se comprennent que si la personne se trouve en état d'ivresse ou droguée, d'autres encore incitent au suicide ou au meurtre. Ces divers courants musicaux sont sans cesse mis en cause dans les médias et les études scientifiques, vu que les adolescents d'aujourd'hui utilisent plutôt la musique comme moyen de se donner une identité, de renvoyer une image qui n'est pas la leur à leur entourage. Le dernier exemple en date en est le massacre du lycée de Colombine, aux Etats-Unis : les deux meurtriers étaient des fans de Marilyn Manson.

Allah, par Sa Sagesse et Sa parfaite connaissance de Ses créatures, sait que la musique peut influencer l’homme, le mener au mal et au péché, le détourner progressivement de Son rappel ou de la vie future, c'est pourquoi Il l'a interdite par miséricorde pour notre bien ici-bas et dans l'au-delà. Allah dit : « Et, parmi les hommes, il est (quelqu’un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d’Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant. »[Sourate 31 Verset 6]. Ibn Massoud répondit à une question sur les plaisants discours en disant : « C’est le chant et rien que lui » et le répéta trois fois (Ibn Kathîr). Ibn Abbas, Ibn Omar et Jâbir ibn Abdoullah, qui comptent parmi les principaux Compagnons, dirent la même chose et affirmèrent que les plaisants discours ne désignaient rien d’autres que le chant.

Allah dit dans un autre verset : « Excite, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, rassemble contre eux ta cavalerie et ton infanterie, associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur des promesses. Or, Le Diable ne leur fait des promesses qu’en tromperie. » [Sourate 17 Verset 64]. L’Imam des exégètes Moujâhid dit à propos de la voix de Satan : « Il s’agit des flûtes, de la distraction et du faux. » Ad-Dahhâk ibn Mouzâhim dit : « Il s’agit du son de la flûte » Al-Qourtoubi 288/10. Allah dit dans un autre verset : « Quoi ! Vous étonnez-vous de ce discours (le Coran) ? Et vous (en) riez et n’en pleurez point ? Absorbés (que vous êtes) par votre distraction. » [Sourate 53 Verset 59-61]. Ibn Abbas explique : « Il s’agit du chant, et le terme arabe (Samidoun : Absorbés par votre distraction) utilisé dans le verset provient de la langue des Yéménites. » Moujâhid ibn Jabr dit : « Il s’agit du chant, car les Yéménites utilisent le verbe (Samad) pour dire chanter. »

Abou Mâlik Al Ach'ari (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Il y aura dans ma nation des gens qui se permettront l’usage de la soie, de l’alcool, et des instruments musicaux. » [Hadith rapporté par Al-Bokhari].

Nâfi' (qu'Allah l'agrée) raconte que Abdullah Ibn Omar (qu'Allah les agrée) entendit (lors d'un voyage) la flûte d'un berger. Il plaça alors ses doigts dans ses oreilles et écarta sa monture de la route en disant : « Nâfi' ! Nâfi' ! Entends-tu encore (le son de la flûte) ? » Je répondis : « Oui. » Il continua à avancer jusqu'à ce que je lui répondis : « Non. » Il leva alors ses mains et ramena sa monture vers la route et dit : « J'étais en présence du Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) lorsqu'il entendit la flûte d'un berger. Il fit alors exactement la même chose (que je viens de faire). » [Hadith rapporté par Ahmad, Abou Dâoûd, Ibn Mâjah]. Abdoullah Ibn Omar (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « En vérité, Allah a interdit le vin, les jeux de hasard, le tambour et le Ghoubayrâ (instrument à six cordes, luth ou tout autre instrument de musique.) » [Hadith rapporté par Ahmad et Abou Dâoûd].

Imrân Ibn Houssayn (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Il y aura dans cette communauté des ensevelissements, des défigurations et des lapidations ». Un musulman demanda : « O Envoyé d'Allah ! Quand est-ce que cela aura lieu ? » Il répondit : « Lorsque proliféreront les chanteuses, les instruments de musique et lorsque le vin sera bu. » [Hadith rapporté par Tirmidhi].

Abou Houraïra (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Lorsque les voix s'élèveront dans les mosquées, que le dirigeant d'un peuple sera le plus grand pécheur parmi eux, et que les gens de confiance seront les plus vils, on respectera un homme par crainte de ses méfaits (et non pas pour ses qualités), les chanteuses et les instruments de musique apparaîtront, le vin sera bu et lorsque la dernière partie de cette communauté maudira la première partie [c'est à dire les premiers musulmans, comme les Compagnons et leurs successeurs (qu'Allah les agrées)], alors attendez-vous à ce moment à ce qu'un vent rougeâtre, des tremblements de terre, des ensevelissements, des défigurations, des lapidations voient le jour, ainsi que des signes qui se suivront successivement, à l'instar des grains d'un chapelet brisé qui tombent, les uns après les autres. » [Hadith rapporté par Tirmidhi]

Abou Oumamah (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Allah m'a envoyé comme miséricorde et guidée pour les mondes. Et Il m'a ordonné de faire disparaître les mazâmîr, les barâbit et les ma'âzif (différents instruments de musique), ainsi que les idoles qui étaient adorées durant l'époque de l'ignorance. » [Hadith rapporté par Ahmad]

Ibn Mas'oud (qu'Allah l'agrée) rapporte : « La musique fait pousser l'hypocrisie dans le cœur. » [Hadith rapporté par Abou Dâoûd et Bayhaqui].

Anas (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui s'assoit pour écouter une chanteuse aura du plomb fondu coulé dans les oreilles au Jour Dernier. » [Hadith rapporté par Abou Ishâq An naïsâboûri] Omar (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Le salaire du chanteur et de la chanteuse est illicite. » [Hadith rapporté par Tabrâni]

Par contre, en ce qui concerne le douff (tambourin plat, composé d'une peau tendue sur un cadre de bois cylindrique ouvert de l'autre côté sans disques métallique sur les côtés rendant un son de grelots, ni cordes à l'intérieur pour améliorer le son), cet instrument est licite pour les grandes occasions comme la proclamation de mariage et les deux fêtes. Le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a autorisé leur emploi dans certaines situations et sous certaines conditions. Bouraïdah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) partit une fois pour une campagne militaire. A son retour, une jeune fille noire vint le voir et dit : « O Envoyé d'Allah ! J'avais formulé le vœu que si Allah vous ramenait sains et saufs, je jouerai du douff en votre présence et je chanterai. » Le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) lui dit : « Si tu as réellement fait ce vœu, alors tu peux jouer…Dans le cas contraire, non. » Elle commença alors à le faire. Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) entra et elle continua à jouer. Puis Ali (qu'Allah l'agrée) entra et elle continua encore. Ce fut ensuite au tour de Othmân (qu'Allah l'agrée) d'arriver et elle ne s'arrêta pas. Enfin, Omar (qu'Allah l'agrée) entra, elle cacha alors son douff sous elle et s'assit dessus. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) fit alors la réflexion suivante : « Satan a peur de toi, O Omar ! J'étais assis et elle était en train de jouer du douff. Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) est entré et elle a continué à jouer. Puis Ali (qu'Allah l'agrée) est arrivé et elle a continué encore. Ce fut ensuite au tour de Othmân (qu'Allah l'agrée) d'arriver et elle ne s'est pas arrêtée. Enfin, lorsque tu es entré, ô Omar, elle a caché le douff ! » [Hadith rapporté par Ahmad et Tirmidhi]

Aïcha (qu'Allah l'agrée) raconte qu'Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) est entré chez moi une fois, alors que deux fillettes parmi les Ansârs étaient présentes. Elles étaient en train de chanter les actes (de courage et de bravoure) des Ansârs lors de la bataille de Bou'ath. Mais ce n'étaient pas de véritables chanteuses. Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Quoi ? Des instruments (de musique) de Satan dans la maison de l'Envoyé d'Allah ? » C'était un jour de fête. Le Prophète Mohammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « O Abou Bakr ! Chaque peuple a sa fête et c'est aujourd'hui la nôtre. » [Hadith rapporté par Al-Bokhâri]. Le grand savant et spécialiste des sciences du hadîth Muhammad Nâsiruddîn Al Albâni a expliqué le hadith comme suit : « En effet, nous sommes là dans le cadre spécifique du chant de jeunes filles s’accompagnant d’un tambourin, le jour de l’une des deux fêtes islamiques annuelles. C’est donc pour cela que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a admis cette pratique. En revanche, c’est s’éloigner de la juste voie et interpréter faussement le hadîth que d’en déduire l’autorisation du chant de femmes pubères et étrangères, ainsi que la possible utilisation d’instruments de divertissement tels que le luth ou autres, en dehors d’un jour de fête. En effet, comment une telle déduction pourrait-elle être juste avec ce blâme d’Abû Bakr à l’égard du chant accompagné d’un tambourin : « La flûte du diable aurait-elle sa place dans la demeure du messager d’Allah ? » Or, ce dernier (paix et bénédictions d’Allah sur lui) n’a pas totalement désapprouvé ce propos. Bien au contraire, il l’a globalement approuvé, sauf en ce qui concerne le chant évoqué ici, lors des jours de fête, qui constitue donc une exception. Ainsi, en disant : « Laisse-les, O Abû Bakr ! Chaque peuple a une fête, et celle-ci est la notre », le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) justifie l’autorisation d’une pratique qu’Abû Bakr avait blâmée en des termes généraux. Ce qui signifie par conséquent que ladite pratique n’est pas permise en dehors des jours de fêtes religieuses, exception faite de ce qui l’a été dans d’autres textes comme l’utilisation du tambourin lors des célébrations de mariages. Voilà donc, d’après ce que je sais, tout ce que le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a rendu licite : le tambourin, uniquement, les jours de fêtes et lors des célébrations de mariages. Et en dehors de ce cadre, c’est l’interdiction que les hadiths ont mentionnée qui prévaut. »



On interrogea un jour le cheikh Salih Al-Fawzan sur la vente d'instruments et de cassettes de musique :

1-La vente des instruments de musique est interdite, que ce soient les instruments à vent, la guitare, les instruments à percussion et tous les appareils produisant de la musique en général, tout ce qu'on utilise à cet effet, même si on leur donne des noms différents, comme les instruments artistiques. Il est interdit au musulman de vendre ces instruments et ces appareils, car il faut les détruire et il ne devrait en rester aucun dans les pays musulmans. Que dire donc du fait de les vendre et d’en tirer un bénéfice? C'est une chose illicite.

2-Il est interdit de vendre les cassettes de chanteurs et chanteuses accompagnés de musique, qui contiennent des paroles d'amour, de passion, qui vantent la beauté des femmes. Il est interdit d'écouter ces chansons, de les enregistrer et de les vendre. Les produits de la vente font partie des gains illicites que le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a interdits de la manière la plus catégorique, car ces chansons contribuent à répandre la débauche et l'immoralité, elles corrompent les mœurs et introduisent le mal dans les foyers musulmans. [Fatawas tirée du livre Le commerce et ses interdits en islam]



Copyright © 2005 Editions Assia, tous droits réservés


source: http://www.editionsassia.net/cms/publish/article_63.shtml
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oum hamza
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Dim 4 Fév - 20:20

L’avis juridique sur les anashids dits islamiques




Nous vous invitons à imprimer ces informations et à les distribuer autour de vous en application de la parole d’Allah dit : « Entraidez-vous au bon comportement et à la piété et ne vous entraidez pas au péché et à l'inimité » et la parole du Prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam) : « Celui qui montre le chemin vers une bonne action, a la même récompense que celui qui la fait. » (Muslim)



- 1

Les chansons


Question :
A son éminence cheikh ‘Abdul-‘Azîz Ibn Bâz. Salut d’Allah sur vous, ainsi Sa miséricorde et Sa bénédiction. Quel est le regard de la religion sur la chanson ? Est-elle un péché, même si je ne l’écoute que par distraction ? Quel est le regard de la religion sur le fait de jouer d’un instrument de musique, ar-Rabâba (sorte de violon) et de chanter des chansons traditionnelles ? Est-il illicite de taper sur un tambour pendant les mariages ? J’ai entendu que c’était licite, mais je ne sais pas. Qu’Allah vous récompense et raffermisse vos pas.


Réponse :
Ecouter les chansons est un péché, un acte abominable et fait partie des causes des maladies des cœurs, de leur endurcissement et de leur rejet du rappel d’Allah et de la prière. La plupart des exégètes ont commenté la parole d’Allah le Très-Haut : « Et parmi les hommes, il est [quelqu’un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours » (Luqmân, v. 6) par les chansons. En effet, ‘Abdullah ibn Mas’ud, qu’Allah l’agrée, jurait que les « plaisants discours » signifiaient la chanson. L’interdiction est encore plus sévère si la chanson est accompagnée d’instruments, comme ar-Rabâba, le violon, le luth et le tambour. Certains savants ont dit qu’il y avait un consensus sur l’interdiction de la chanson accompagnée d’instruments. Par conséquent, il faut s’en écarter. Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Il y aura dans ma communauté des gens qui rendront licite l’adultère, la soie, le vin et les instruments de musique.» (Bukhârî, 5590)
Je te conseille ainsi qu’à tous les musulmans donc, d’écouter la station de radio Al-Qur’ân al-Karîm et le programme Nûr 'ala ad-Darb, car ils sont d’une très grande utilité et t’éviteront d’écouter les chansons et les instruments de musique.



Concernant le mariage, il est permis de frapper le Duff (sorte de tambourin) et de chanter des chansons qui n’incitent pas au péché et ne font pas l’éloge du péché. Cela ne doit être fait que par les femmes au moment de la nuit pour annoncer le mariage, afin de différencier le mariage licite de la fornication, comme cela a été souligné dans la Sunna authentique. Par contre, il n’est pas permis de frapper le tambour (Tabl) pendant le mariage : on doit se restreindre seulement au Duff. Il n’est pas non plus permis d’utiliser les haut-parleurs pour annoncer le mariage, même si on chante des chansons permises à cause de ce que cela peut engendrer comme mal aux musulmans. Il n’est pas permis non plus que cela dure longtemps, mais un temps court suffit pour annoncer le mariage, car veiller tard empêche de se lever pour la prière du Fajr. Et ceci est un des grands péchés et un acte des hypocrites.

Cheikh Ibn Bâz, in Magazine ad-Da’wa, n°902, Chawâl 1403H.



- 2

Les tambours et les chants dans les occasions


Question :
Dans certaines occasions, nous utilisons les tambours accompagnés de chants islamiques, et nous passons une partie de la nuit comme ça. Mais une personne nous a réprimandés à ce sujet. Notre acte est-il répréhensible, c’est-à-dire l’utilisation des tambours et des chants, sachant que ces chants ne contiennent pas de paroles malsaines ? Informez-nous, qu’Allah vous récompense.


Réponse :
Je ne connais pas de texte autorisant l’utilisation des tambours et ce qui est évident dans les hadiths authentiques est qu’il est interdit d’en jouer, au même titre que les autres instruments de musique, comme le luth ou autre. Parmi les hadiths, il y a celui dans lequel le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Il y aura dans ma communauté des gens qui rendront licite la fornication, la soie, le vin les instruments de musique et les chansons (Ma’âzif). » (Bukhârî, 5590) et le terme Ma’âzif comprend tous les instruments de musique et les chansons.

Revue des Recherches Islamiques, n° 38, p. 144, cheikh Ibn Bâz.



- 3 –

Les chansons islamiques (Anâchîd Islâmiyya)



Question :
Nous sommes conscients de l’interdiction des chansons aujourd’hui, en raison de leurs paroles vulgaires, obscènes et futiles, et l’utilisation des instruments de musique. Nous sommes des jeunes musulmans dont Allah a éclairé les cœurs, et nous avons besoin d’un substitut. Nous avons alors choisi les chansons islamiques (Anâchîd Islâmiyya) qui contiennent de l’exaltation, de l’émotion, ainsi de suite. Ces Anâchîd sont sous forme de vers poétiques [...]. Quel est le regard de la religion sur ces Anâchîd islamiques qui ne contiennent que des paroles ferventes et de l’émotion, écrites par des prêcheurs contemporains et passés, et des paroles sincères qui décrivent l’islam et y invitent ? Comme ces Anâchîd sont accompagnés du Duff (sorte de tambourin), est-il permis de les écouter ? Je sais, et ma science est limitée, que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a permis de frapper du tambour la nuit du mariage. Faites-nous profiter de votre science, qu’Allah vous guide vers ce qu’Il aime et agrée.


Réponse :
La réponse du Comité est la suivante : vous avez dit vrai quant à l’interdiction des chansons tels qu’on les connaît aujourd’hui, à cause de leurs paroles vulgaires et malsaines, sans aucun bien, mais qui sont plutôt source de distraction futile, et d’excitation des passions, des instincts charnels et de la perversion, qui pousse celui qui les écoute vers le mal. Qu’Allah nous guide vers ce qu’Il agrée.



Il est donc permis de remplacer cela par des chants islamiques contenant des sagesses et des rappels qui incitent à la ferveur, à la défense de la religion, qui excitent les émotions islamiques, éloignent du mal et de ses causes, afin de pousser celui qui les écoute à obéir à Allah, à s’éloigner de Sa désobéissance, de la transgression de Ses limites, et incitent au Jihâd dans la voie d’Allah.


Cependant, on ne doit pas prendre cela comme une habitude qu’on garde, mais on peut les écouter de temps en temps, dans des occasions comme le mariage, en voyage pour le Jihâd dans la voie d’Allah et autre, ou quand il y a un découragement pour le bien, afin d’inciter les gens à faire le bien, et quand les âmes penchent vers le mal, afin de réprimer ce penchant et de les en écarter.


Mais il est préférable de lire une partie du Coran et un ensemble de rappels prophétiques authentiques, car c’est le meilleur moyen pour purifier les âmes, le plus sûr pour apaiser les cœurs. Allah, le Très-Haut a dit : « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un livre dont [certains versets] se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui craignent leur Seigneur frissonnent [à l’entendre] ; puis leur peau et leur cœur s’apaisent au rappel d’Allah. Voilà [le Livre] guide d’Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n’a point de guide. » (Az-Zumar, v.23) et « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? * Ceux qui croient et font de bonnes œuvres, auront le plus de bien et aussi le meilleur retour. » (Le Tonnerre, v. 28-29.)
Le quotidien des Compagnons et leur préoccupation étaient d’accorder la plus grande importance au Livre d’Allah et à la Sunna du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, en les étudiant, en les apprenant par cœur et en les mettant en pratique. Mais ils avaient des refrains ou des phrases courtes qu’ils déclamaient par exemple, lors du creusement de la tranchée autour de Médina, la construction de la mosquée, dans le Jihâd et d’autres circonstances, sans que cela soit leur devise et sans leur consacrer toutes leurs préoccupations et tous leurs soins, mais seulement pour réconforter leurs âmes et raviver leurs sentiments.



Par contre, le tambour et tout autre instrument de musique ne doivent pas accompagner ces chants, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et ses Compagnons ne l’ont pas fait. C’est Allah Qui guide vers le droit chemin et prières et salut d’Allah sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

Le Comité Permanent de l’Ifta, Fatâwâ Islamiya (4/532-534).




Remarque :
Bien que cette fatwa est en apparence, moins radicalement défavorable aux Anashid, nous espérons que les lecteurs sauront relever toutes les nuances qu’apporte le Comité Permanent de l’Ifta, et la différence entre ce que le Comité autorise et ce que les gens font aujourd’hui, qui est comme la différence entre la nuit et le jour !



- 4 –

Un mot sur les Anashîd islamiques


Cheikh Nasiruddin Al-Albâni – rahimahullah – a écrit dans son livre Tahrîm آlât it-Tarb (l’interdiction des instruments de musique), p. 181 :


« Un mot sur les Anashîd islamiques


Il ne me reste, pour conclure ce livre qui sera utile – si Allah le veut - qu’à dire un mot sur ce qu’on appelle les Anashîd islamiques ou les « chants religieux », en disant :
Au chapitre 7, nous avons montré les formes de poésie qui étaient autorisées de chanter et celles qui ne l’étaient pas, comme nous avons montré que tous les instruments de musique sont interdits sauf le Duff, pour les femmes, à l’occasion des fêtes et des mariages.
Dans ce dernier chapitre, nous disons qu’il n’est autorisé de se rapprocher d’Allah (ou de L’adorer) que de la manière qu’Il a prescrite, donc, comment peut-on se rapprocher de Lui de la manière qu’Il a interdite ? C’est suivant cette règle que les savants ont interdit le chant des soufis, et qu’ils ont réprouvé avec encore plus de vigueur celui qui les considère comme licites. Si le lecteur garde à l’esprit ce principe solide, il lui apparaîtra clairement qu’il n’y a aucune différence entre les raisons de l’interdiction des chants soufis et les raisons de l’interdiction des Anashîd.



Mais en réalité, ils se trouvent dans ses Anashîd un autre défaut, qui est qu’ils se chantent à la manière des chants interdits : ils se jouent selon les règles musicales arabes ou occidentales qui divertissent les auditeurs, les font danser, et leur font perdre la maîtrise d’eux-mêmes. Donc, le but ici est de chanter et se divertir et non pas le chant en lui-même. Ceci constitue une nouvelle infraction (à la Sharî’a), qui est le fait de vouloir ressembler aux mécréants et aux débauchés.


Et à la suite de cela, il se produit une autre infraction, qui est de leur ressembler dans leur rejet du Coran et le fait qu’ils s’en détournent ; ils entrent ainsi dans le sens général de la plainte du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, à prpos de son peuple (Quraysh), comme Allah le dit : « Et le Prophète a dit : « Seigneur, mon peuple s’est détourné de ce Coran… ».


Et je me rappelle parfaitement, lorsque j’étais à Damas, deux ans avant que je ne m’exile ici (à Amman), que certains jeunes musulmans se mirent à chanter des Anashid dont les paroles étaient saines, dans l’intention de contrer les chants soufis tels que les poèmes de Bussayri (contenant des paroles de Kufr) et autres, et ils enregistrèrent cela sur cassettes, et il ne se passa que peu de temps jusqu’à ce qu’ils se mirent à accompagner leurs chants du Duff ! Et au début, on ne les écoutait que dans les mariages, selon le principe que le Duff n’est autorisé que dans les mariages. Puis, les cassettes se diffusèrent et elles furent copiées, et on se mit à les écouter dans de nombreux foyers, et les gens commencèrent à les écouter nuit et jour, dans les fêtes et en dehors des fêtes. Et ceci devint leur distraction et leur habitude, et cela ne se produisit que par la force des passions, et l’ignorance des ruse de Satan.


Ces chants les détournèrent et ils n’accordèrent plus d’importance au Coran et ne l’écoutèrent plus, sans parler du fait de l’étudier, et ils s’en détournèrent comme c’est cité dans le verset au sujet duquel Al-Hâfidh Ibn Kathîr a dit dans son Tafsîr (3/317) : « Allah dit, à propos de Son Prophète, prière et salut d'Allah sur lui : « Et le Prophète a dit : « Seigneur, mon peuple s’est détourné de ce Coran… », car les polythéistes n’entendaient pas le Coran et ne l’écoutaient pas, comme Allah dit : « Et ceux qui ont mécru ont dit : « N’écoutez pas ce Coran et distrayez-vous en… » ; et lorsqu’un verset était récité, ils faisaient davantage de vacarme et discutaient, pour que personne n’écoute, et ceci est parmi leurs actes de rejet (du Coran), et de manque de foi en lui ; et le fait qu’ils n’y croyaient pas fait partie de leur rejet, et le fait de ne pas le méditer et de ne pas chercher à le comprendre fait partie de leur rejet, le fait de ne pas l’appliquer fait partie de leur rejet, le fait de ne pas s’abstenir de ses interdits et de ne pas appliquer ses ordres fait partie de leur rejet, et le fait d’y renoncer pour (se tourner vers) la poésie, les propos, les chansons, les divertissements ou les discussions ou d’autre formes, fait partie de leur rejet.
Je demande à Allah le Généreux, Celui Qui accorde toute chose, Celui Qui est Capable de ce qu’Il veut, de nous éloigner de tout ce qui provoque Sa colère, et qu’il m’utilise dans ce qui Le satisfait, comme le fait de préserver et retenir Son Livre et le comprendre, et de l’appliquer, jour et nuit, de la manière qu’Il aime et qui Le satisfait. Il est certes Généreux et Celui Qui accorde. »

Cheikh Muhammad Nasiruddîn Al-Albânî, rahimahullah.
Amman, 28/6/1415 (1995 environ)




A lire sur le sujet :

Un livre intitulé Al-Qawl ul-Mufîd fi Hukm il-Anashîd, avec des fatwas des savants Ibn Uthaymîn, Fawzân, Albani… éditions Mektebat ul-Furqân (EAU).

Et les fatwas sont nombreuses et d'autres seront traduites prochainement - incha'Allah…
Allah est le Plus Savant, et la prière et salut d'Allah sont sur notre Prophète, sur sa famille et sur ses Compagnons.



Article tiré du site des éditions Anas


source: http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=20&keywords=anashid
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Dim 6 Jan - 23:11

:[size=18]


Voici une khotba sur l'Islam et la musique de Chaykh Saleh el Boudayr :

[center]


Si vous ne voyez pas la vidéo, c'est sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/x3fpc3_khutba-lislam-et-la-musique
sinon double cliquer sur le case vidéo pour l'avoir sur daily motion.
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Dernière édition par le Mar 8 Jan - 12:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Lun 7 Jan - 10:00



il est ou le lien? lol
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Lun 7 Jan - 10:26



La vidéo n'est pas visible sur le forum ?
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Lun 7 Jan - 15:17



si macha Allah moi je voi la video sur le forum.macha Allah

sinon oum Hamza tu met le lien ou l'on peu trouver la video pour les soeurs qui ne peuvent pas le voir sur le forum
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Lun 7 Jan - 18:36



mts le lien oui car si d autres soeurs comme moi ne voient pas cest nul

Cest sous quel format?
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oum hamza
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Mar 8 Jan - 12:27



J'ai édité le post, normalement vous devez le voir à présent.
Sinon dans Daily motion sous chaque vidéo il y a des liens , j'ai pris le lien en lecteur exportable pour l'avoir directement sur le forum, cela évite les mauvaises images que l'on peut rencontrer sur dailymotion.


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Um Sumayah
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MessageSujet: Re: La musique est-elle permise en islam?   Sam 26 Jan - 0:19



je viens de constater quelquechose, les videos fonctionnent chez moi seulement quand je clique sur REPONDRE ou si j utilise firefox! lol
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La musique est-elle permise en islam?

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